Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Alors que le deuxième tome de la série pointe le bout de son nez outre-atlantique, Nicolas a eu la bonne idée de dépoussiérer une review que j’eus écrite sur un ancien blog, bonne lecture.



Autant vous le dire d’ambler, Batman n’est pas mon super-héros favoris, et encore moins mon Dieu comme beaucoup de fans de comics. Alors si je lis du Batman ce n’est pas pour Batman justement, c’est pour la trame autour de ce personnage emblématique. Et lorsque j’ai su qu’une histoire complètement décalée du plus grand détective du monde allait être édité par Urban Comics en Août, je n’ai bien sûr pas résisté à l’achat.
Batman n’est pas un héros, et encore moins un super-héros. Il n’a pas de super-pouvoirs. Batman, est juste un homme comme les autres. Vulnérable, et en colère. Batman Terre-1 raconte la vengeance d’un homme, celle d’un orphelin pour un père et une mère assassinée.

 

Et même si je ne suis pas plus attaché que ça à l’homme chauve-souris, l’univers qui a été créé autour de lui depuis plus de 70 ans m’est cher. De Nightwing à Damian Wayne sans oublier Bat-Mite. Ce qui fait l’aura du Chevalier Noir, c’est son univers et une fois la lecture de ce premier tome de Batman Terre-Un entamé j’ai dû m’ouvrir à ce que l’excellent Geoff Johns (Green Lantern) mettait en place. Et j’ai eu raison. S’imperméabiliser c’est rechigné à apprécier un si bon graphic novel comme Batman Terre-Un.

Alors dans ce monde où Martha Wayne est une descendante des Arkhams, où le commissaire Gordon est un vendu, où Alfred est un ancien militaire et où Harvey Bullock est une star de la TV, on pourrait être perdu mais n’oublions pas que c’est Geoff Johns au scénario, et c’est grâce à ce scénario en béton bien qu’hérétique pour les puristes que l’on ne perd pas le fil.

Avec toutes les divergences par rapport à l’univers original, il fallait se douter que Batounet n’allait pas être le même non plus.  Et Johns ne me fera pas mentir ! L’actuel auteur d’Aquaman nous fait découvrir un Batman maladroit et peu expérimenté qui n’a rien d’autres q’un grappin défectueux, loin de la légende urbaine qu’est devenu son double original. Et même si ce coup-là peut paraître facile, il n’en est rien. Geoff Johns utilise Batman et sa toute nouvelle personnalité sans tomber dans la caricature du héros inexpérimenté.
Je parle beaucoup de Geoff Johns, mais l’autre homme qui se cache derrière ce chef-d’oeuvre n’est autre que Gary Frank avec qui il a formé un tandem sur Action Comics, toujours présent dans les back-up de Justice League dédié à Shazam. Frank nous gâte une fois encore de son art maîtrisé à la perfection dans ce premier tome de Batman Terre-Un.


Batman Terre-Un est une très bonne surprise. Le ton adopté en dérangera certains, certains dont je ne fais pas parti. La gamme Terre-Un (Earth-One) est censé modernisé les origines des plus grands héros de l’univers DC mais ce n’est pas une simple modernisation qui nous ai proposé ici, mais bel et bien une reconstruction, une refondation du mythe. Le duo d’Action Comics nous offre une histoire rafraîchissante arborant des dessins dignes d’être encadré à chaque fois que l’on tourne une page. Une fois la lecture terminée, une chose nous vient à l’esprit et c’est bel et bien le plus grand défaut de ce roman graphique : on en veut encore !
Tag(s) : #Review

Partager cet article

Repost 0