Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Après un premier numéro plus ou moins prometteur, Forever Evil, le nouveau magazine spécialement dédié au premier event des New 52 est de retour avec son deuxième numéro. Au programme, un sommaire riche en action avec Forever Evil #2, le début des mini-séries Arkham War, Rogues Rebellion et A.R.G.U.S., un one-shot du Villains Month à savoir Aquaman #23.1 : Black Manta ainsi que l'épisode de la toute première apparition du Syndicat du Crime en 1964 dans un épisode de la Justice League of America première du nom !



Contient :



Forever Evil #2 - Épisode 2 : Rats par Geoff Johns et David Finch

Après un premier numéro posant d'une très belle manière le décor, voici un deuxième numéro qui connait un peu plus d'action. Ainsi, Geoff Johns donne aux lecteurs un épisode construit autour de la résistance qui pointe le bout de son nez. Johns caractérise de manière formidable Lex Luthor et en fait bien le héros de son histoire, même moi qui n'est pas spécialement fan du personnage commence secrètement à l'admirer (mais chut, il ne faut rien dire). L'autre événement du numéro, c'est les poches de résistance que l'on commence à trouver et pas que parmi les gentils Titans ... Johns continue de développer les sujets principaux abordés dans le premier épisode (Luthor en tête, le Syndicat pas très loin derrière) tout en y ajoutant une dose d'action attendue pour un aussi gros event. Ne vous méprenez pas, on sent que Geoff Johns ne donne pas tout sur ce numéro, on a connu mieux mais le monsieur a au moins le mérite d'exploiter le potentiel brute de l'histoire.
Au niveau des dessins, David Finch ne donne lui non plus pas son meilleur. Ça reste très bodybuildé, et les visages ne sont pas toujours dessinés pour le mieux. Ce n'est pas du grand Finch, mais c'est supportable. Certaines pages sont bien mieux réussis que d'autres en faites.
Bref, un épisode pas très rythmé, Geoff Johns préférant développer un peu plus le monde sous le joug du Syndicat du Crime et le personnage principal : Lex Luthor. Quand à Finch, j'eût espéré qu'il se serait mieux appliqué que le premier numéro mais il n'en est rien, espérons meilleur travail pour la suite. Un deuxième numéro dans la lignée du premier, avec un zeste de mouvement en plus.


Aquaman #23.1 - Black Manta dans : Lame de Fond par Geoff Johns, Tony Bedard et Claude St. Aubin

Et non, cet épisode d'Aquaman n'est pas passé à travers les mailles du filet (haha...), on retrouve Geoff Johns au scénario, secondé par la personne ayant massacré le potentiel de la série Green Lantern : New Guardians Tony Bedard. J'avais des craintes à propos de cet épisode lorsque j'ai vu le nom de Bedard mais en fin de compte, ça va. Oui, "ça va". Pour un one-shot du Villains Month, j'aurai pu m'attendre à pire alors que celui-ci n'est pas méchant, il est même plutôt sympa à vrai dire et l'idée d'Urban Comics de le publier dans ce magazine m'a l'air cohérente. On retrouve donc Black Manta qui s'échappe de la prison de Belle Reve comme la plupart des prisonniers. Il n'y a pas réellement d'action, il faut dire que la "bad assitude" de Manta fait le reste. En revanche, je trouve les questionnements bien amenés et ça me semble logique après coup et très intéressant de voir la réaction d'un super-vilain privé de sa némésis [car c'est là-dessus que l'épisode porte]. Par ailleurs, après la lecture du tome 3 d'Aquaman, on apprécie le clin d'oeil à Ocean Master, mais chut, je vous laisse le découvrir.
Au niveau des dessins, ce n'est pas le niveau d'Ivan Reis ou Paul Pelletier. Ce Claude St. Aubin maîtrise son art, mais l'aspect graphique de l'épisode n'est pas trop poussé. J'aurai bien aimé retrouver Ivan Reis qui dessinait merveilleusement bien Black Manta, mais tant pis, passons ...
Un épisode qui amène à la réflexion des rapports entre les méchants et leur némésis et c'est ce qui est le plus réussi. Les dessins ne sont pas sensationnel cependant. On retient le cliff de fin qui promet des moments croustillants pour la suite.


Forever Evil : A.R.G.U.S. #1 - 1ère Partie : Confiance par Sterling Gates, Philip Tan, Neil Edwards et Javier Pina

Premier épisode de la première mini-série spin-off de Forever Evil et je suis agréablement surpris. Le potentiel de la série lorsqu'elle fût annoncée était fort, car il y a de quoi faire avec le quasi démantèlement d'A.R.G.U.S. lors de Trinity War puis maintenant Forever Evil. Et le potentiel est bien exploité. Sterling Gates nous comte l'histoire de Steve Trevor, nous remémorant les moment importants de sa vie pour ensuite se lancer dans le vif de l'action. Et l'action il y en a ! Très bien rythmé, l'histoire bien qu'avec comme personnage principal un individu sans réelle profondeur (Steve Trevor, je parle bien de lui) on embarque à ses côtés et puisque et l'on espère que cette poche de résistance réussira sa, ses missions. 
La palette graphique est quand à elle distillé entre trois dessinateurs : Philip Tan, Neil Edwards et Javier Pina. Et il faut dire que c'est dommage que ces artistes ne soient pas à mon goût. Il n'y a guère que Neil Edwards qui livre un travail un peu plus potable que ses deux compères.
Enfin bref, ce n'est pas ce qui se fait de mieux, mais moi, j'adhère tout entier. J'espère que la suite sera encore mieux et que je pourrai enfin apprécier le personnage de Steve Trevor !


Forever Evil : Rogues Rebellion #1 - Retour au Foyer par Brian Buccellato, Patrick Zircher et Scott Hephurn

"Par l'auteur de The Flash" ... C'est comme ça qu'Urban aurait pu introduire l'épisode en voulant le promouvoir car vous savez, vous comme moi que la série Flash des New 52, par Brian Buccellato et Francis Manapul c'est de la bombe [à moins que vous soyez lecteur librairie haha !]. Et bien voyez-vous, Buccellato, c'est le monsieur qui offre cet épisode croustillant, très très croustillant. Nous retrouvons les Lascars donc et on sent que Buccellato peut enfin se lâcher, lui qui les utiliser tellement dans la série du bolide écarlate. Ici, pas de Flash, la voie est libre et clairement c'est d'un très bon niveau pour une série du genre. C'est excellemment rythmé, on ne s'ennuie pas, à l'instar de la série Flash en faites !
Au niveau des dessins, je pourrai vous ressortir encore et toujours le même refrain et c'est un pas tout à fait ça que je vais faire en faites car si les dessins ne sont pas transcendant, ils respectent une dynamique qui marque bien l'esprit explosif des épisodes de Buccellato. Si ce n'est pas du niveau de Francis Manapul sur Flash, ça reste un peu dans le même principe lorsqu'il s'agit de dessins (et pas de découpage j'entend bien).
Vous excuserez toute ces comparaisons à la série Flash, mais c'est qu'en faites cette mini-série elle n'est pas que spin-off de Forever Evil, elle m'a tout l'air d'être aussi un spin-off de la série de Barry Allen, sans Barry Allen. C'est à lire car Buccellato fait comme d'habitude du très bon travail.


Forever Evil : Arkham War #1 - Marche Funèbre Chiroptère par Peter J. Tomasi et Scot Eaton

Si A.R.G.U.S. a su tiré son épingle du lot, que Rogues Rebellion est, tout comme The Flash, une petite perle dans son genre, Arkham War et ce que nous laissait prédire les épisodes du Villains Month lié à cette mini-série (dans Forever Evil #1/7 et Batman Saga HS #5) me faisait peur.
En fin de compte, c'est plutôt agréable. Les fans de l'univers de Batman y trouveront leur compte et peuvent être assurer que ce qui se passe dans ce premier épisode est plutôt rassurant. Si le fan-service pourrait pleut en trompe, Peter Tomasi ne retombe pas dans ses travers du mois précédent et remet bien son pied à l'étrier. Ça ne bouge pas vraiment, mais ce n'est pas mou non plus. La réelle force de l'épisode reste dans l'interaction entre les différents vilains qui semblent ici mieux travaillé que dans leurs one-shots respectifs du Villains Month en faites.
L'autre force se joue au niveau de la palette graphique et c'est Scot Elaton qui s'y colle. Je ne suis pas familier de l'artiste mais j'avoue que son travail rend très bien. C'est d'ailleurs très esthétique, très beau. On ressent le travail derrière et ça accompagne à merveille le scénario de Tomasi.


Justice League of America #29 - Crise sur Terre-3 ! par Gardner Fox et Mike Sekowsky

Nous arrivons à l'un des épisodes les plus intéressants du magazine. Et je dis intéressant car les termes "excellents" ou "mauvais" ne conviennent pas à cette histoire d'un autre âge. Je vous rassure de suite, cette histoire n'a pas été écrit par des hommes préhistoriques mais par MONSIEUR Gardner Fox et avec un grand G, et un grand F aussi. Si vous n'êtes pas encore familiariser à l'auteur, courrez acheter les Anthologies Urban Comics pour le connaître un peu mieux car en plus d'être à l'origine de la remise au goût du jour de personnage comme Green Lantern, Flash ou Atom en son temps, il est aussi l'investigateur de la création du Syndicat du Crime. 
C'est un récit d'époque, et cela demande un minimum d'indulgence j'imagine. Car oui le scénario est naïf, mais sans ça, je ne pense pas que Forever Evil aurait lieu aujourd'hui. Et lorsque l'on passe sur l'aspect enfantin de l'histoire, on se prend vite à aimer l'épisode. Il est clair cependant que certains resteront, encore et toujours, imperméable à ces épisodes d'antan ayant créé de véritable fondation pour les comics actuels.
C'est à mon avis une lecture simple, qui se révèle fun et appréciable lorsque l'on est indulgent. Pour ceux qui ont peur de se lancer dans la lecture, n'oublions pas que cela date de 1964 et que le simple geste d'Urban Comics pour la publication de cet épisode justifie la lecture.

Pour conclure ...


Dans ce deuxième numéro se déroule énormément de choses et le potentiel que dégage un event de cet ampleur est extrêmement bien exploité que cela soit dans la série principale que dans les spin-offs. Tous promettent et nous ne donnent comme envie que de lire la suite afin de voir ce qui arrivera au Syndicat, à Gotham, au Rogues, à Steve Trevor ou à Lex Luthor. Le sommaire est chargé et se retrouve affublé d'un grand récit dans l'histoire de DC Comics, celui de Crisis on Earth-Three qui devra être lu de manière simple, mais qui devra être lu dans tout les cas. Donnons un coup de chapeau à Urban Comics pour avoir greffer cet épisode au magazine.
Tag(s) : #Review

Partager cet article

Repost 0