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Avec Green Arrow, cette série d'or et déjà publié de manière mensuelle dans Batman Saga, est la dernière arrivée parmi la collection DC Renaissance d'Urban Comics. A 17, 50 €, ce volume comprend les épisodes Batman & Robin #1-8. Et contrairement à ma review précédente du tome 1 de la série dédié à l'Archer Vert, je vous promet qu'ici pas de tricherie, j'ai acheté le tome le tome plutôt que de profiter des Batman Saga pour la simple et bonne raison que je ne suis pas un lecteur de ce magazine.



Contient :



La collection DC Renaissance de cesse de s'agrandir. Et Batman & Robin fait parti des derniers exemples en date. Il faut dire que j'avais lu pendant un temps Batman Saga avant de couper net, la cause étant que seul les séries Batman et Batman & Robin valaient le coup. Enfin bref, je me suis donc mis à acheter Batman en librairie et vous imaginez ma joie lorsque j'ai su que cette série allait avoir une publication cartonné ! C'est sur un scénario de Peter J. Tomasi et des dessins de Patrick Gleason qu'a été créé cette histoire, on notera que le duo ayant déjà fait ses armes sur Green Lantern Corps semble s'être ouvert à de nouveaux défis !

Batman a toujours eu à ses côtés un Robin, mais pour la première fois, Bruce Wayne fait équipe avec la chair de sa chair : le turbulent Damian Wayne. Élevé par la Ligue des Assassins, ce dernier tente tant bien que mal de se montrer digne de son père, mais l’arrivée de Morgan Ducard va l’amener à faire un choix cornélien.


Batman & Robin : Born to Kill est une histoire entre un père et son fils, c'est ainsi que nous le décrit l'auteur en postface de ce premier tome. Bien sûr, pas besoin d'en arriver à ces dernières pages pour s'en rendre compte car ce premier arc est une fables de l'amour que porte un père à son fils alors que tout les sépare. Peter J. Tomasi nous fait part donc du relationnel entre un fils de 10 ans devenu trop tôt adulte et un père désemparé face au caractère de cet enfant indésiré. Dis comme ça, il est clair que vous pouvez avoir l'impression que je vous vend l'histoire d'un drame familiale mais la nature de cette histoire n'est pas celle-là.

En réalité, Tomasi couple cette irrésistible envie de renouer entre ces individus de deux générations différentes avec un nouveau départ pour le "dynamic duo". Et, si l'idée semble merveilleuse, elle l'est tout autant sur le papier. Si l'on passe sur certains moments clichés et prévisibles de cette relation père/fils, Tomasi se révèle être un très bon conteur. 




On sait déjà à peu près tous que Peter J. Tomasi adore inclure le relationnel dans ses récits, l'exemple que l'on pourra ressortir à toutes les sauces restant son run sur Green Lantern Corps, mais ici il passe de l'amitié et de la camaraderie que peuvent ressentir le membre du Corps des Green Lantern à celui d'une famille reconstituée. Et lorsque je parle de famille, je ne parle pas que de Bruce Wayne et Damian Wayne mais aussi de ce bon vieux Alfred Pennyworth dont l'humour sarcastique fait les beaux jours de l'histoire. Car Alfred a aussi un grand rôle à jouer et le récit fait la part belle du personnage essayant à la fois d'aider Bruce Wayne à être un bon père mais aussi à comprendre Damian et se liant avec lui comme un gentil grand-oncle.



Si le scénario est bien mené, il en va de même pour les dessins de Patrick Gleason qui nous démontre qu'il arrive à s'adapter à n'importe quoi, du gore jusqu'aux scènes amicales entre les personnages. Et son style a beau être passe-partout, il n'en reste pas moins originale et frais. Son trait qui fait ressortir à merveille les émotions, paradoxalement, ne fait pas toujours la part belle à certains personnages. On pourra lui reprocher son style assez minimaliste et pourtant très efficace sur certaines planches où son art est mis en vedette au détriment du texte.

Bien sûr, cette histoire d'amour et de relationnel n'arrive pas seule dans ce premier tome car un nouvel ennemi, qui fera magistralement avancé la relation père/fils qu'entretiennent (ou pas) Batman et Robin, fait son entré. Il faut dire que ce Personne ("Nobody") est bad ass comme il faut et a des motivations extrêmement originales (et en plus il est Français !). Enfin, revenons aux motivations qui, bien qu'originales au début du tome, laissent vite place à une fixation sur Batman et l'envie de lui faire du mal. Je trouve ça dommage sachant que Morgan Ducard semblait plutôt disposer à détruire Batman Incorporated. C'est de ces motivations originales dont je parle, ainsi, ce personnage aurait été sans doute mieux utilisé dans une nouvelle mouture de la série Batman Incorporated ou un arc centré sur cette idée de Grant Morrison. Mais bon, tant pis !


Ce premier tome de Batman & Robin est une belle et excellente histoire. Les fans de Peter Tomasi et Patrick Gleason y trouveront leur compte et bien que ce premier arc fait appelle à quelques scènes de déjà-vu au niveau de la relation entre Batman et Robin, un père et son fils et que le vilain est selon moi pas assez exploité; le fait que cette histoire se veut concentré sur Bruce et Damain plutôt que sur Morgan Ducard et la dose d'actions et la pincée d'humour distillées tout le long de l'histoire rachèteront ces bémols qui fait guise de contraste par rapport à la série Batman de Scott Snyder et Greg Capullo étant un thriller se voulant beaucoup plus abrupte.
Tag(s) : #Review

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