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Histoire de changer du kiosque, voilà la review d'une petite bombe d’Été. Édité par Urban Comics, ce premier tome de la série New 52 Green Arrow reprend le premier arc de Jeff Lemire et Andrea Sorrentino soit les épisodes 17 à 24 de la série, agrémenté du one-shot du Villains Month Green Arrow 23.1 : Count Vertigo qui, comme son nom l'indique, nous parle du Comte Vertigo. Vous ne m'en voudrez pas d'avoir triché pour cette review. En effet, j'ai relu à la suite les épisodes de la série parus dans Justice League Saga #1-9 afin de ressentir le goût de l'histoire d'une traite, tout le monde n'a pas les moyens de faire des doublons et puis, une fois calculé, il faut dire que cette histoire m'ai revenue à 9, 52 € là où les lecteurs librairies ont déboursé 19 €. Je vous assure, mise à part cette dernière remarque à lire sur un ton sarcastique, vous ne verrez aucune différence avec une review du tome librairie puisque le contenu est exactement le même.



Contient : 



Ce premier tome de Green Arrow en DC Renaissance est l'équivalent du quatrième tome VO. Et pour cause, Jeff Lemire et Andrea Sorrentino s'approprient la série après que l'équipe précédente leur ai laissée la main. J'avais hâte de lire cette série ! J'avais opté pour la 1B de Justice League Saga pour l'occasion d'ailleurs, mais chut, on ne parle pas de ce magazine dans cette review.

Oliver Queen est l’héritier d’une fortune colossale qu’il utilise pour financer la croisade de son alter ego : le justicier masqué Green Arrow. Mais tout ceci vole en éclats le jour où l’assassin Komodo s’en prend à ses plus proches alliés et lui révèlent les secrets sur la disparition de son père. 

Si la série repart sur de nouvelles bases, le premier problème que l'on rencontre sera que ce qui s'est passé avant reste une certaine référence. C'est tout en l'honneur de Jeff Lemire de respecter le travail des précédents auteurs et, s'il a beau faire le ménage dès le début en n'hésitant pas à passer outre de certains personnages en les éliminant concrètement, il reste que "le mal est fait" et l'on regrettera de ne pas être apte à comprendre les petites références des histoires précédentes distillées par Lemire.


Heureusement, cela ne dure que lors du premier tiers de l'arc, soit peu de temps et le moment où l'on profite à 100% de l'histoire arrive vite. Ainsi Jeff Lemire met en place un magnifique scénario aux multiples facettes qui prendra sens pendant toute l'histoire. D'ailleurs, il faut dire que l'on est happé et que l'on comprend dès les premières pages que ce tome vaut le coup.

Les scènes de combat sont nombreuses et dire qu'elles sont extrêmement bien mise en scène serait un euphémisme, Andrea Sorrentino sublime ainsi l'écrit de Lemire par ses planches originales mais totalement à mon goût. Il est clair que son trait et surtout la colorisation sobre de Marcelo Mariolo ne conviendront pas à tout le monde. Il faut dire cependant que pour ceux qui adhèrent, il est clair que cela contribue à donner une ambiance à l'histoire allant de l'aspect très terre-à-terre lors de certains combats à des idées plus axées vers la science-fiction. On remarquera que Sorrentino s'adapte à n'importe quelle idée scénaristique, l'exemple en est les planches de Vertigo où le chaos du découpage dont il fait preuve (et ce n'est pas une reproche) ira de pair avec le scénario de Jeff Lemire.



Parlons d'ailleurs de ce dont nous fait part Lemire dans l'épisode du Villains Month consacré à ce cher Comte Vertigo. Ce one-shot n'en est en faites pas totalement un puisqu'il a son rôle à jouer dans la seconde partie du tome. Jeff Lemire arrive extrêmement bien à l'introduire dans cet épisode et tire profit de ce "mois des vilains" mieux que la plupart des scénaristes. La petite reproche que l'on pourrait faire à cet épisode, attention mini spoiler, serait que les origines du Comte Vertigo sont liées à une enfance difficile, stéréotype du grand vilain vu et revu mais qui passe drôlement bien lorsque Jeff Lemire est à l'écriture. Alors cette facilité lui sera à moitié pardonnée.

Ce qu'on pardonnera à Lemire seront aussi l'arrivée de concepts de la série TV Arrow comme des personnages par exemple. Ce n'est pas une mauvaise chose en soit et Lemire me le fait concéder. Il adapte à la sauce comics des éléments de cette série en vogue voulant surtout capter l'intérêt des ados. Ici donc pas de romances à deux balles puisque Lemire reprend certaines choses et les remix jusqu'à ce qu'on les reconnaissent qu'au nom. D'ailleurs, j'ai trouvé ça très agréable de voir que Lemire ne remodèle pas la série de comics à la série TV qui est tout de même à une galaxie d'écart de ce qui se fait sur papier.



En fin de compte, Oliver Queen et son alter-ego sont loin d'être mal asservis dans cette histoire. L'aspect graphique tout comme le scénario sont un régal pour nos yeux et notre imaginaire. Le temps d'une histoire on s'attache à des personnages pour le moins inconnus au bataillon (car on avouer, nous lecteurs français ne pas en connaître beaucoup sur Green Arrow) et pour cause, de la simple histoire d'amour entre geeks à l'épique bataille finale faisant office de conclusion au tome, on se surprend à adorer cet univers que l'on connaissait que trop peu avant le début de notre lecture. S'il fallait parler de la crème des New 52, je pense qu'on en tient un beau morceau ici, à lire d'urgence pour se faire un avis !
Tag(s) : #Review

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